La Fondation, membre fondateur du Consortium Numérique et Vulnérabilités

Les Diaconesses de Reuilly, membre fondateur du CNV


Sabrina Biarotte-Sorin, directrice recherche et innovation nous en dit plus.

Quel est l’objectif du Consortium Numérique et Vulnérabilités ?

Le consortium « Numérique et Vulnérabilités » a été créé pour promouvoir la recherche technologique au service des personnes vulnérables, en particulier celles atteintes de troubles neuro-cognitifs liés à l’âge, à la maladie ou au handicap. Huit partenaires pluridisciplinaires se sont associés pour développer des dispositifs technologiques favorisant l’auto-détermination des personnes concernées, tout en intégrant une réflexion éthique, épistémologique et juridique.

Quelles sont les spécificités de ce consortium dans le milieu de la recherche ?

Le consortium se distingue par son approche de recherche-action participative, impliquant activement les personnes vulnérables dans la conception de technologies. Il intègre une dimension éthique et épistémologique rigoureuse, visant à prévenir les risques de manipulation, d’inégalités accrues ou d’altération cognitive. Ce consortium est interdisciplinaire, réunissant des partenaires académiques, médico-sociaux et associatifs pour développer des solutions ancrées dans les besoins des utilisateurs. Il se focalise sur l’auto-détermination des personnes vulnérables, ce qui le rend unique dans le paysage de la recherche.

Quelle est la contribution de la Fondation dans ce consortium ?

La Fondation, au sein du consortium, partage son expertise en accompagnement éthique et inclusif, tout en collaborant activement avec les autres partenaires pour structurer la recherche et en évaluer les futurs résultats.​ Elle a été impliquée dès le début dans le projet Rob’Zheimer, visant à l’amélioration de la définition identitaire des personnes atteintes de la maladie Alzheimer par la médiation robotique utilisant le paradigme du robot extension. La recherche aura lieu via une thèse Cifre dans deux de ses établissements médico-sociaux. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’innovation de la fondation, en favorisant le pouvoir d’agir des personnes vulnérables.

Quels sont les bénéfices attendus dans l’accompagnement des personnes accompagnées ?

Nous constatons une inégalité d’accès aux nouvelles technologies, touchant prioritairement les personnes vulnérables et a fortiori celles avec troubles cognitifs. Les bénéfices attendus du consortium incluent une meilleure inclusion de ces personnes dans un contexte d’innovation technologique. L’objectif est d’améliorer leur autonomie, grâce à des solutions numériques qui répondent à leurs besoins spécifiques. La recherche-action participative, associant les personnes concernées et leurs aidants, vise à renforcer leur pouvoir d’agir et à transformer leur accompagnement dans le secteur médico-social.

 

Créé le 1er juillet 2024, le Consortium Numérique et Vulnérabilités est la résultante des travaux de la Chaire Numérique et Citoyenneté portée par l’Institut Catholique de Paris et l’Institut Supérieur d’Electronique de Paris, en étroite collaboration avec la Chaire UNESCO de l’INSEI.

Les membres du Consortium Numérique et Vulnérabilités : ISEP, Inshea, ICP, Fondation Autonomia, Unapei, Caritas, Les Papillons de la Colline, Les Diaconesses de Reuilly.