Le DITEP déménage à Marennes

DITEP : officiellement c’est « Dispositif intégré des Instituts Thérapeutiques, Éducatifs et Pédagogiques ».

C’était bien aussi, Dispositif Intelligemment Transformé En Petit chez soi, c’était tellement ce que l’on a voulu, mais ce n’est pas ça. Alors les familles, les enfants et les pros ont choisi l’ESCALE, c’est un point d’arrêt, de relâche, pour reprendre confiance.

Avec son approche domiciliaire, la Fondation a décidé de repenser l’accompagnement… et de ramener un peu de bon sens dans le quotidien : et si un lieu éducatif ressemblait à un vrai chez-soi ? Pas un « chez-soi » façon catalogue, hein, un vrai : accueillant, vivant, chaleureux, et où on trouve parfois un chausson solitaire posé au mauvais endroit, un ballon qui traîne toujours dans le jardin (pour faire râler le chef de service). Le chantier du DITEP de Marennes le prouve : proximité, co-construction et qualité de vie deviennent des super-pouvoirs éducatifs et tout ça sans super-héros.

Un lieu pensé pour se sentir « comme à la maison », le déménagement à Marennes, c’est simple, on voulait se rapprocher des familles, éviter les grands bâtiments qui ressemblent à un labyrinthe, et arrêter de devoir traverser la ville pour aller chercher du pain. Avant, l’établissement était : trop grand, trop vieux, trop mal placé, et un peu trop époque du Minitel, pour ceux qui ont la référence.

 

Après un audit sérieux (et quelques cafés), Marennes s’est imposée comme l’endroit parfait. Et là, miracle : en seulement deux mois, les partenariats sportifs explosent ! Hier : 1 seul club de sport. Aujourd’hui : escalade, boxe, surf… Demain : qui sait, peut-être ski ? (Dérèglement climatique oblige, on a quand même eu 30 cm cette année.)

Nous avons cherché la participation active des enfants et des familles. Pour rendre tout ça vivant, la Fondation a acheté… une maison. Oui, une vraie, avec des vrais voisins sympas, des pièces, des murs, un toit et même un jardin pour gratouiller les buzuks[1]. Parfait pour un petit établissement de 12 places ITEP et 24 places SESSAD, adapté aux enfants ayant des troubles du comportement. Ici les liens avec les familles sont renforcés, on est ouvert sur la ville, et personne ne se perd dans des couloirs à n’en plus finir.

Avec un architecte d’intérieur, les enfants ont testé, bougé, bousculé, imaginé, une salle à manger, un coin zen, des zones de jeux, un espace lecture, et même des cocons dans les arbres (pour que les chenilles deviennent papillons).

Du côté des pros, des espaces ont été repensés pour rendre le quotidien plus fluide : pour anticiper les transports, nous nous sommes projetés avec des………Playmobil et des voitures Majorette, les plannings travaillés en équipe, la coordination effectuée un temps réel, et un dialogue sans frein. Et notre super agent d’entretien est devenu… maîtresse de maison ! Résultats, ça sent bon dans la maison, les enfants participent aux repas et aux tâches du quotidien. Et oui, ils mettent la table ! Oui, ils rangent ! Oui, ils font la vaisselle ! Presque comme à la maison… mais cette fois, ils ne peuvent pas « oublier » ils sont cernés. 😉

 

[1] Buzuk, en breton, veut dire ver de terre en français.